Présentation
« L’Art, je l’avais en moi étant dans le ventre de ma mère »
Amadou Seck
Amadou Seck naît en 1950 à Dakar, au sein d’une famille wolof de jardiniers installée depuis plusieurs générations sur la presqu’île du Cap-Vert. Très tôt, il manifeste un goût prononcé pour le dessin : sur les murs de son quartier, il esquisse des visages stylisés qu’il nomme déjà « portraits déformés ». Dès qu’il peut se procurer des carnets, il les remplit de croquis foisonnants, peuplés de figures et de personnages imaginaires.
Alors qu’il est encore lycéen, il fait le choix déterminé de se consacrer entièrement à la peinture, au grand désarroi de sa famille. Refusant de se plier aux conventions établies, il intègre en 1965 l’École Nationale des Arts de Dakar, dirigée par Pierre Lods. « L’Art, je l’avais en moi étant dans le ventre de ma mère », confiera-t-il plus tard.
Entre 1965 et 1970, dans un contexte de grande liberté créative, Amadou Seck explore sans contrainte son imaginaire. Il puise dans les références, les récits et les symboles du patrimoine national et africain pour construire un langage plastique singulier. Au fil des années, il affirme son style, approfondit sa maîtrise technique et consolide sa formation académique.
Il développe notamment une véritable poétique des masques, nourrie par la grammaire formelle des masques Baga, Dogon, Sénoufo ou Ashanti. À travers leurs lignes, leurs volumes et leurs rythmes, il en propose une réinterprétation personnelle, traduisant tour à tour l’ironie, l’allégresse, la superstition ou la fantaisie. Son travail module et réinvente les potentialités plastiques de ces formes traditionnelles, leur insufflant une vitalité contemporaine.
Œuvres
Foires
