Du 24 janvier au 6 mars 2026, la Galerie CHRISTOPHE PERSON - BRUXELLES présente « Crocodiles - Spiritualité, rites et survie à l’ère de l’Anthropocène », une exposition qui met en lumière quatre artistes originaires d’Afrique Centrale et de l’Ouest qui représentent cette figure emblématique à travers leurs pratiques singulières, mêlant mémoire, spiritualité et engagement écologique.

À travers l’Afrique, les divinités aquatiques sont célébrées sur les côtes, les fleuves et les deltas comme des forces vitales et ambivalentes. Dans de nombreuses cultures africaines, le crocodile occupe une place centrale, à la croisée du sacré, de la nature et de l’histoire humaine. Animal totémique, esprit protecteur ou force redoutable des eaux, il incarne un lien ancien entre les communautés et leur environnement.

 

Du 24 janvier au 6 mars 2026, la Galerie CHRISTOPHE PERSON - BRUXELLES présente « Crocodiles - Spiritualité, rites et survie à l’ère de l’Anthropocène », une exposition qui met en lumière quatre artistes originaires d’Afrique Centrale et de l’Ouest qui représentent cette figure emblématique à travers leurs pratiques singulières, mêlant mémoire, spiritualité et engagement écologique.

 

Inspiré des masques cimiers crocodile Ijaw, l’artiste camerounais Arnold Fokam (1996 - ) réinterprète le mythe de Mami Watta au bord du fleuve Congo. La série “Processions”, née d’une exploration entre peinture, sculpture, performance et photographie, évoque la violence infligée aux écosystèmes aquatiques et interroge la relation de l’homme à l’eau et aux esprits.

Poursuivant cette réflexion sur le lien entre humains et milieux aquatiques, le photographe burkinabè Nyaba Léon Ouédraogo (1978 - ) documente la fragilité de l’habitat des crocodiles sacrés du lac Bazoulé. Ses oeuvres révèlent les conséquences du dérèglement climatique sur ces sites sacrés et la menace qui pèse sur la transmission d’un patrimoine spirituel vivant.

Les dessins de Mouss Black (1990 - ) représentent la présence silencieuse des esprits protecteurs, incarnés par le crocodile comme force invisible et bienveillante qui occupe une place essentielle dans les traditions du Burkina Faso.

Les peintures de Bela Sara (1920 - 1968), figure majeure de l’Atelier du Hangar, sont ancrées dans l’observation de la nature congolaise. Le crocodile s’inscrit au cœur de ses compositions qui mêlent scènes de pêche, de chasse et paysages aquatiques foisonnants.

L’exposition révèle le crocodile comme médiateur entre l’homme, la nature et le sacré, mais aussi comme miroir des enjeux contemporains écologiques et culturels.